PAROLES DU SAINT PAPE FRANÇOIS (Gv 14, 27-31)
Reçu
La paix que Jésus nous donne à Pâques n’est pas la paix qui suit les stratégies du monde, qui croit l’obtenir à travers la force, avec les conquêtes et avec diverses formes d’imposition. En réalité, cette paix n’est qu’un intervalle entre les guerres : nous le savons bien. La paix du Seigneur suit la voie de la douceur et de la croix : c’est se charger des autres. En effet, le Christ a pris sur lui notre mal, notre péché et notre mort. Il a pris sur lui tout cela. Ainsi, il nous a libérés. Il a payé pour nous. Sa paix n’est pas le fruit d’un compromis, mais elle naît du don de soi. Mais cette paix douce et courageuse est difficile à accueillir. (…) Jésus, avant sa dernière Pâque, dit aux siens : « Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraie » (Jn 14, 27). Oui, parce que si le pouvoir du monde ne laisse que la destruction et la mort (…), sa paix édifie l’histoire, à partir du cœur de tout homme qui l’accueille. Pâques est alors la véritable fête de Dieu et de l’homme parce que la paix, que le Christ a conquise sur la croix dans le don de soi, nous est distribuée. C’est pourquoi le Ressuscité, le jour de Pâques, apparaît à ses disciples et comment les salue-t-il? « Paix à vous !» (Jn 20, 19.21). Tel est le salut du Christ vainqueur, du Christ ressuscité. (Pape François, Audience générale, 13 avril 2022)